
Installer un lavabo sur pied se joue avant l’achat. La vasque se visse au mur en deux points, la colonne prend appui au sol, et les réseaux ne restent cachés que s’ils sortent dans son emprise. Deux vérifications commandent tout le reste : la position des attentes d’eau et la solidité du support mural.
Où doivent sortir l’arrivée d’eau et l’évacuation
Un lavabo colonne ne dissimule rien dans un meuble : la colonne masque la portion de réseau qui passe derrière elle, et rien au-delà. La position des attentes devient le premier sujet du chantier, bien avant le style.
Des attentes dans l’emprise de la colonne
Deux configurations se rencontrent. Soit l’eau chaude, l’eau froide et l’évacuation sortent du mur, derrière la colonne, cas le plus confortable à raccorder. Soit les tuyaux montent du sol et passent dans le creux de la colonne, solution fréquente en rénovation sur plancher bois.
La règle reste la même dans les deux cas : tout ce qui dépasse la largeur de la colonne reste visible. Un piquage décalé de quelques centimètres condamne à un habillage improvisé ou à une reprise du mur.
La hauteur des sorties se lit sur le modèle
La hauteur d’évacuation ne se choisit pas librement. Elle découle de la position du siphon, elle-même fixée par la hauteur de la vasque et par la profondeur de sa cuve. La notice du modèle donne cette cote, mesurée depuis le sol fini, carrelage compris.
Les deux robinets d’arrêt se posent plus haut que l’évacuation, assez écartés pour rester manoeuvrables une fois la colonne en place. Un robinet inaccessible sans démonter la vasque perd son intérêt.
Ce qui se corrige encore avant le carrelage
Tant que le mur reste ouvert, une attente mal placée se déplace en une heure. Refermée sous la faïence, la même correction impose un percement, une saignée et une reprise de joint. Les diamètres, les pentes et l’ordre des interventions figurent dans ce guide de la plomberie en rénovation de salle de bain, à lire avant de commander la céramique.
Confronter ses sorties d’eau aux cotes du modèle

Les attentes relevées, le choix du modèle devient un exercice de mesures. Les collections de lavabo sur pied en céramique tiennent dans une bande de 45 à 57 cm de large pour environ 85 cm de haut, et cette hauteur ne se règle pas à la pose : la céramique se choisit donc en fonction du mur, jamais l’inverse. Chez Dileci, chaque modèle de la collection affiche sa largeur, sa profondeur, sa hauteur et son mode de perçage, ce qui rend la comparaison possible avant la commande.
Trois décisions se prennent sur ces cotes. Le perçage d’abord : une plage percée reçoit un mitigeur monotrou posé sur la vasque, une plage pleine appelle un robinet mural, donc une arrivée d’eau sortant plus haut. La bonde ensuite, puisque ces lavabos partent sans bonde : le choix dépend de la présence ou de l’absence d’une ouverture de trop-plein dans la cuve. La largeur enfin : un modèle compact dégage du passage dans une salle d’eau étroite, un modèle carré offre une surface de pose plus généreuse.
Reste la colonne, séparée de la vasque, qui masque l’arrivée d’eau et l’évacuation dès que celles-ci tombent dans son emprise : aucun habillage supplémentaire à prévoir, aucun coffrage à fabriquer. Ces céramiques équipent aussi des toilettes de lieux recevant du public, où le passage répété pèse plus lourd qu’ailleurs.
La fixation murale en deux points, support par support
Le mur encaisse l’essentiel de la charge : céramique, eau, appui d’un occupant qui se penche sur la cuve. La colonne stabilise et reprend une part de cet effort.
Une cloison en plaque de plâtre demande un renfort
Percer une plaque de plâtre seule et compter sur des chevilles à expansion revient à confier une charge suspendue à un matériau que rien n’y destine. Le renfort se décide avant la fermeture de la cloison : traverse métallique ou panneau de bois entre les montants, à la hauteur des fixations du modèle.
Sur une cloison déjà fermée, deux voies subsistent : ouvrir une bande de plaque pour glisser ce renfort, ou poser une platine de répartition vissée dans l’ossature repérée au détecteur. L’Agence Qualité Construction rend compte, dans sa revue, de la révision du référentiel des plaques de plâtre, avec des plaques hydrofuges prévues pour les locaux humides.
Brique creuse et carreau de plâtre
Le perçage se fait en rotation simple, sans percussion, pour éviter d’éclater la paroi extérieure. Les chevilles pour matériaux creux se déploient derrière cette paroi et travaillent sur une large surface. Le scellement chimique avec tamis reste l’autre réponse.
Pierre, béton et mur porteur
Sur ces supports, la tenue ne pose plus de question. Deux précautions restent utiles : repérer les réseaux encastrés avant de percer, et démarrer le perçage d’un carrelage sans percussion.
Aplomb, niveau et appui au sol

L’ordre des gestes évite la plupart des reprises.
- Présenter la colonne au mur, vasque posée dessus, tracer l’axe vertical.
- Reporter l’entraxe des deux trous, un niveau à bulle en travers de la cuve.
- Percer, poser les vis à double filetage, laisser dépasser la longueur utile.
- Monter robinetterie, bonde et siphon sur la vasque encore libre.
- Engager la vasque, poser rondelles et écrous, serrer alternativement.
- Contrôler le niveau dans les deux sens, caler la colonne, bloquer sans excès.
Robinetterie, flexibles, bonde et siphon
Le raccordement se prépare tant que la vasque repose sur ses cales : toute pièce vissée sous la cuve devient inaccessible une fois la céramique au mur.
Plage percée ou robinet mural
Une plage de robinetterie percée accueille un mitigeur monotrou, dont les flexibles de raccordement descendent vers les robinets d’arrêt dans le creux de la colonne. Une vasque sans perçage impose un robinet mural, donc une arrivée d’eau qui sort au-dessus du plan de la cuve : décision prise en posant les attentes.
La bonde se choisit selon le trop-plein
Un lavabo livré sans bonde laisse le choix ouvert, à une condition : regarder la cuve. Une ouverture de trop-plein, cet orifice haut placé qui évite le débordement, réclame une bonde à corps percé pour laisser passer cette eau. Une cuve sans cette ouverture reçoit une bonde à corps plein, du type clic-clac qui se ferme d’une pression du doigt.
Le montage suit la même logique : joint plat sous la collerette, joint conique sous la céramique, serrage à la main puis un quart de tour à la clé.
Un siphon qui tient dans le creux de la colonne
Le siphon garde une réserve d’eau qui bloque les remontées d’odeurs du réseau d’eaux usées. Sa forme compte autant que sa fonction : un siphon à culot volumineux occupe une place que le creux d’une colonne ne propose pas toujours.
La mesure se prend avant l’achat, colonne présentée à sec contre le mur. Un siphon trop encombrant empêche la colonne de se plaquer. Les modèles tubulaires compacts, à sortie orientable, règlent la plupart des cas.
Le joint entre la vasque et le mur
Un cordon de silicone sanitaire fongicide ferme la ligne de contact entre la céramique et la faïence, sur l’arrière et sur les côtés. Support propre et sec, cordon lissé au doigt mouillé : l’eau ne descend plus derrière la vasque.
Mise en eau : contrôler un lavabo sur pied tout juste posé

L’ouverture des robinets d’arrêt se fait lentement, un quart de tour à la fois, papier absorbant glissé sous chaque raccord. Une goutte apparue après quelques minutes se lit sur le papier, jamais à l’oeil nu sur du chrome mouillé.
Quatre contrôles valident ensuite la pose.
- Remplir la cuve à ras, bonde fermée, et guetter la baisse de niveau qui trahit une bonde mal serrée.
- Vider d’un coup pour observer l’écoulement et la tenue des raccords sous débit réel.
- Tester l’ouverture de trop-plein si la cuve en possède une, robinet ouvert et bonde fermée.
- Appuyer franchement sur le bord avant de la vasque, à la recherche du moindre jeu.
Les écrous de fixation se resserrent utilement après quelques jours d’usage, le temps que les joints souples prennent leur place. Une odeur persistante malgré un siphon rempli renvoie à la ventilation du réseau, désordre décrit dans cet article sur les urgences de plomberie.
Les erreurs qui reviennent et le moment d’appeler un plombier
Quatre schémas expliquent la majorité des poses reprises.
- Des attentes sorties trop haut, visibles au-dessus de la vasque ou gênant le siphon.
- Une cloison légère non renforcée, découverte le jour du perçage, céramique déjà livrée.
- Un siphon acheté sans mesurer le creux de la colonne, qui interdit à celle-ci de se plaquer.
- Une robinetterie commandée avant de savoir si la plage de la vasque est percée ou pleine.
La fixation murale et le raccordement restent à la portée d’un bricoleur méthodique quand les attentes existent et que le support tient. Le partage se fait ailleurs : créer une évacuation, la déplacer, piquer sur une colonne de chute, ouvrir une cloison porteuse ou intervenir sur un réseau commun en copropriété relèvent du professionnel, assurance comprise.
Une entreprise appelée sur ce poste chiffre la fourniture, la dépose, le raccordement et la remise en état du mur. La lecture ligne par ligne est détaillée dans ce décryptage d’un devis de plomberie, et le choix de l’artisan se prépare comme l’explique ce panorama des plombiers du sud de Nantes.
Prochaine étape concrète : relever la hauteur et l’écartement des attentes existantes, mesurer le creux de la colonne convoitée, puis confronter ces cotes à la fiche du modèle. Un quart d’heure de mesures décide de tout le chantier.
Questions courantes avant de percer le mur
Comment fixer un lavabo sur une cloison en plaque de plâtre ?
La plaque seule ne reprend pas durablement la charge d’une vasque en céramique remplie d’eau. La solution consiste à créer un appui derrière elle : traverse métallique ou panneau de bois vissé entre les montants de l’ossature, à la hauteur des trous de fixation du modèle. Sur une cloison déjà fermée, une platine de répartition vissée dans l’ossature repérée au détecteur remplit le même office.
La colonne d’un lavabo se retire-t-elle après la pose ?
La colonne remplit deux fonctions simultanées : elle reprend une part de la charge en prenant appui au sol et elle masque l’arrivée d’eau comme l’évacuation. La retirer laisse les deux fixations murales encaisser seules tous les efforts et découvre les tuyaux, siphon compris. Un lavabo de cette famille se conçoit avec sa colonne, dont la forme et la hauteur correspondent à celles de la vasque.
À quelle hauteur sortir l’évacuation d’un lavabo ?
Cette hauteur ne se prend pas sur un souvenir de chantier : elle se lit sur la documentation du lavabo retenu, qui indique où placer l’évacuation par rapport au sol fini, revêtement compris. Le point de sortie doit rester dans l’emprise de la colonne, sous le niveau du siphon, avec la pente nécessaire jusqu’à la canalisation existante. Poser les attentes après avoir arrêté le modèle évite la mauvaise surprise.